Débrief Chartres

Bon.

Quitter la scène dimanche soir n’a pas été chose facile.
Je m’en remets doucement.

En montant les trois petites marches côté jardin, je me suis rappelée les premiers concerts et la première date décisive. Celle qui m’a mise sur des rails il y a 3 ans.
J’ai un peu vu défiler toutes les scènes, j’ai croisé quelques têtes à souvenirs et des visages nouveaux. Des gens qui ce soir là découvraient mes chansons, alors que je leur annonçais par la même occasion que je ne reviendrai pas de sitôt. Tant pis, je suis désolée pour eux.
Bref, j’ai tout de même tenté de contenir mes émotions car je ne suis pas trop “pour” la dégoulinade de sentiments en public. Je trouve ça moche et impudique.
Mais je ne faisais pas la maligne.

J’ai bien aimé le public chartrain. Les gens ont bien réagi, mes blagues pourries font encore rire, et ils applaudissent vraiment très fort.
En partant je me suis dit, sans doute que bientôt j’aurai à nouveau la pêche pour amener de nouvelles chansons, des textes qui vous feront sourire, voire franchement marrer et dans lesquels vous vous retrouverez. (Gaë du blog m’a avoué se reconnaître dans le titre ‘l’esthéticienne d’en bas’. Je n’en reviens toujours pas, comme quoi, tout arrive. ;-) :-D Sorry Gaëtan, petite vengeance personnelle pour m’avoir mis dans l’oreille “toi+moi+tous ceux qui sont seuls” à la sortie de mon concert et encore sous le coup de l’émotion.Je l’ai encore en tête, alors la prochaine fois, garde ta soupe mon petit)
Peut-être aurai-je envie de revenir bientôt disais-je.
L’avenir nous le dira, pour le moment, je vais me reposer.

Ce qui est sûr, c’est que vous me manquez déjà.

Bisette
Zoë

PS : ce que je ne vous ai pas dit, c’est que j’ai empêché Nico de monter sur scène avec des lunettes en verre fumé, d’un genre tout à fait douteux. Il aurait eu fière allure avec sa chemise hawaïenne, ses cheveux long et cette paire de binocles absolument ignoble.
Ah oui, et pour celles qui me l’ont demandé, je sais que certains n’en reviendront toujours pas, il a 37 ans et il est libre :-)
Sorry Nico, à charge de revanche !

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Quand faut y aller…

Bonjour les amis,
Voilà une nouvelle qui ne va pas réjouir tous les coeurs, et cela fait plusieurs semaines que je retourne le problème dans tous les sens. Comment leur dire que :

Je fais une pause.
Je veux me retirer pendant quelques temps.
Et que je ne sais pas quand je reviendrai ?

D’abord peut être en vous rappelant que la musique est un vrai choix de vie. Non que je le regrette, mais parfois, il est un peu difficile de l’assumer.
J’ai trouvé mon inspiration pour l’album au contact des gens, au gré des témoignages en restant à l’écoute. Et quand l’album est sorti, j’ai aussi accepté de ne plus vraiment m’appartenir, d’être un peu plus à vous qu’à moi…emportée par la promo, les concerts, les obligations diverses. Aujourd’hui, j’ai besoin de me “rassembler”, me retrouver un peu… et me couper un peu du monde.
Pour écrire et écrire bien, il faut vraiment être libéré de toute obligation. Et surtout garder sa spontanéité, sa fraicheur, son envie. Voilà justement ce qui me fait défaut aujourd’hui. Je sais que le public attend du neuf, je voudrais le lui donner, mais les conditions ne sont pas réunies. Alors plutôt que de faire de la soupe et vous pondre des chansons fadasses et bien comme il faut pour plaire aux médias, je préfère retourner dans l’ombre.
Je tiens cependant à faire taire les mauvaises langues, ce choix est bel et bien le mien. Personne ne m’a montré la sortie. Et c’est la raison pour laquelle je le vis bien. Je l’ai décidé.

Qu’adviendra t-il de ce blog ?
Pour le moment, rien n’a été décidé. En revanche, vous m’y verrez moins, voire plus du tout.
Je resterai joignable sur les autres réseaux que vous connaissez. Il est donc toujours possible de me contacter directement et personnellement.

J’ai quelques dates de concert a effectuer, je m’y tiendrai.
Vous les verrez régulièrement affichées sur mon myspace.

Chers tous, amis, bloggeurs de passages, potes de toujours, familles, fans, ce n’est qu’un au revoir. J’ai appris a vous connaître au fil des mois et j’ai la sensation d’avoir une relation privilégiée avec chacun.

Je crois que vous serez nombreux à être présents le 12 avril à Chartres, c’est top ! On se verra là bas.

Mon dernier conseil pour la route : Refusons la culture de laid et de la provocation facile. On a tous des talents, cultivons- les, faisons de belles choses de vos dix doigts.
Bien à vous,

Zoë

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J’aime pas trop faire de la pub…

…mais là, c’est pour la bonne cause !

C’est l’histoire de deux copines qui décident de lancer leur propre marque COMO NO, une marque de commerce équitable ! Il y a des petites bottes en toile, des sacs et des pochettes.
Elles sont fabriquées en Argentine et leur commercialisation en France commence ce mois-ci!
Attention, clientèle féminine exclusivement !
Mais la cause est belle, alors, je la soutiens.

Biz

Cliquez sur le lien

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Concerts à venir

A noter dans vos agendas :

Le 4 mars 2009
Poitiers : à l’ESCEM à 20h, entrée 8 euros.

Le 12 avril 2009
Chartres : Festival de Pâques à 21h

Je viendrai avec Nico (alias Nicof) qui en ce moment a une magnifique crinière ! ses cheveux sont aussi longs que les miens.

Voilou

Biz

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Une petite perle retrouvée…

Hier soir au dîner :

Hier soir au dîner
Je faisais bien la fière
Une fois de plus entourée
D’amis et de quelques bières
Je n’avais pas prévu le coup
A peine décidé
Qu’à minuit je serais soule
A moitié débraillée
Beuglant à perdre haleine
Quelques chansons grivoises
En soulageant ma peine
Dans le fond d’une cervoise

Ce matin au réveil,
La tête dans un étau,
Je constate que le sommeil,
Fait encore de vieux os.
Je m’arrache de mon lit,
En y mettant du mien,
Et considère les plis,
Laissés par le traversin.
Mon Dieu jeune demoiselle
Mais qu’as tu encore fait
Ton sinitre teint de poubelle
En dit long sur l’excès.

Vient le moment fatidique,
Le réveil sur le nez,
Ou prise de panique,
C’est l’heure du déjeuner.
Faut que je file, ils m’attendent
À coup sûr endimanchés,
Mais il faut que mes jambes
M’y portent sans tortiller.
J’enfile mon pantalon
D’hier soir au dîner
Et le premier veston
Qui passe sous mes pieds

Ca y est, je n’ai l’air de rien
Une fois de plus attifée
Et que vont dire les siens
De celui que je dois épouser ?
Et puis j’ai les dents violettes
Et des effluves sur la main
De la mauvaise piquette
Et vive Le Père Jullien !!!

Ding dong, il est treize heure
Mon promis apparaît
Je passe un sale quart d’heure
Mais je ris, je glousse, je braie.
Et vient le moment redouté
Ou enchantée sa mère
Annonce le déjeuner
Je m’assied près du père

Et mon verre se remplie
Avec une tape dans le dos
Alain son père me dit
« Ce vin est un cadeau »
Alors je souris bêtement
En m’emparant du verre
Tandis que frères, sœurs parents
Me regardent tous faire.
Arrive l’heure crainte
Ou la nature se venge
Et ou les quelques pintes
Prennent une texture étrange

Je me lève dans l’affolement
Bredouille un brin bégueule
« je vais pour un instant,
Là où le roi va seul »
Lancée dans le corridor
Je trouve enfin la porte
Gémissant sur mon sort
Implorant le Ciel d’être morte…

L’histoire s’achève ici
Car on préfère l’Omerta.
Si par malheur j’en ris
Je dors sur le sofa.
Et l’issue de l’aventure
N’a rien d’une épopée
Mais avant de conclure,
Je me de préciser

Aux hôtes dominicaux
De Chantal et Alain
Leur vin est un cadeau
Leur gueuleton, un festin !
Même s’ils se donnent la peine
Au fond du corridor
Dimanche, c’est fin de semaine
Et ils ne font pas le réassort.

Mais hier soir au dîner …

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